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Société des Niais et Cons Balourds

Ave le peuple !

Comment allez-vous? Bien? Je l’espère en tout cas, il faut que vous soyez fringants et avec un moral d’acier pour que vous lisiez les moult textes que je vous soumettrai au cours de cet an neuf.

Je reprends possession de mon esprit d’atrabilaire qui, glissant sans cesse entre mes doigts crochus de terrassier du web, m’avait quelque peu échappé.

Après de longues semaines, vous pouvez vous doutez que ma vésicule biliaire contient du suc ultra-concentré près à dissoudre le moindre de  mes ennemis. Le dissoudre jusqu’à l’os. Pour qu’il souffre.
Ainsi donc, je commencerai cette nouvelle année en attaquant par le flanc nord la plus honnissable des sociétés de transport public: la SNCB.

Je voulais me rendre chez moi, goûter aux joies de la chaleur du cocon familial. J’avais opté pour le rail, croyant naïvement que je m’engageais là dans un sentier nivelé par l’économie…

Tchouk, tchouk. Bim. Aïe.

Allégé de 50€, je me rendis donc sur le quai, en attente de la Mère Motrice… Pendant ce temps d’inaction, je vis arriver sur le quai d’en face une machine rutilante, arrivant comme sur un nuage. Je sentais toute la force de la mécanique, la vigueur présente mais contenue, un océan de puissance prêt à se déverser… Je me pris à espérer que moi aussi j’aurai droit à ce régime de faveurs.

Encore une fois, naïf que j’étais! Il est en effet évident que les passagers de la ligne Bruxelles-Grammont n’ont pas la même valeur que les passagers Bruxelles-Zaventem(aéroport). Les premiers sont aux seconds ce que les excréments sont au Soleil.

Le coeur serré, je vis s’approcher sur mon quai ce qui allait me traîner, moi ainsi que 960 autres passagers-consommateurs-excréments, à destination. Je m’installe enfin.

Et là vient le moment qui ritualise chaque trajet: la venue du contrôleur. De la porte du sas débouche une tête rougeaude, huileuse, deux fonds de verres en guise de dioptres. Ridicule. Il se met à contrôler mon ticket. De ses doigts gras, il frotte, tentant d’effacer mes inscriptions.

« Vouze aveï écrite met une bic effaçable hein! Da’ kan niet! Dus vouze allez avoir une contre vention! zeg. » me lança-t-il. Voyez, je me fis admonester sans ménagement.

Après cette séance de « morigénation » que m’aurait envié mon père lui-même, j’éprouve cette sensation. Du moins, au début.

Il a suffi que cet olibrius s’en aille pour que, dans ma bouche, se déverse ce goût si particulier, ce goût de sang, ce goût qui fait pleurer les mères et les enfants, ce goût qui réveille les boxeurs K.O.: la vengeance.

Moi je chie à la raie de la SNCB, qui s’en prend aux honnêtes gens.

C’est tout ce que j’ai à dire pour ma défense Votre Honneur. Au revoir. Connards.

L’Acrimonieux.

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