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Physique, physique, physique…

Acrimonieuses, acrimonieux,

Je vous avais laissé méditer sur notre chère langue française. Je vais maintenant m’occuper d’une tâche ingrate : écrire avec mon encre teintée de fiel au sujet de mon professeur de physique. Son imbécilité, sa crétinitude, son idioterie rendent mon travail plutôt aisé. Vous l’avez deviné: je ne l’aime pas.

Je pose tout d’abord ce fait qui doit être pris en considération : il enseigne plutôt bien. Ce n’est donc pas le professeur que je hais mais bien l’homme. Ce n’est pas la fonction mais bien l’humain que je souhaite écraser dans le fond de ma main pour que ses os se brisent un à un, que sa rate explose, que son estomac éclate, que … je me calme (inspire, expire).

Ce que mon prof ne sera jamais: drôle et un génie.

Je pourrai m’épancher sur sa posture et son faciès proche de ceci. Mais cela serait un peu bas et trop facile. J’aime la difficulté. Ma première acrimonie est donc celle-ci: sa voix. Je pense qu’il est le seul représentant du genre homo (et cela reste encore à prouver, je n’émet ici qu’une hypothèse) ayant la capacité de parler en effectuant une descente chromatique par octaves (je sais c’est pointu, les musiciens me comprendront). Après un cours, c’est drôle. Après deux cours, c’est amusant. Après trois cours et jusqu’à la fin de l’année, c’est amplement, grandement, énormément éreintant.

Deuxième acrimonie: son favoritisme envers certains élèves. Et ça, c’est grave. Quelques faits pour étayer mes dires. Lorsque a lieu l’inter-cours, Monsieur D. (appelons-le ainsi) se précipite toujours à l’endroit où se situent ses chouchoux. A croire que le pauvre homme n’a aucun ami. Ce serait probable remarquez, avec une gueule et une odeur pareille… Enfin, j’avais dit que je n’attaquerais pas son physique, excusez mon dérapage. Je disais donc qu’il se précipite auprès des élus de son coeur poisseux. Bien souvent, pour engager la conversation. Je dis ‘bien souvent’ car il arrive qu’il se meuve jusqu’aux susdits élèves pour ne rien dire, observer l’atmosphère environnante d’un air abruti et hébété puis qu’il retourne à son bureau jouer avec ses cochons en bois et ses ressorts. La vie de cet homme doit être passionnante. Bref, il parle parfois avec ses chouchoux donc. Non content de se satisfaire de cela, il persiste et signe en étant ‘ami’ avec ces élèves sur un réseau social bien connu! Et là, M. D. n’a plus de limites : ‘likes’ à tout-va, et ça commente, et ça poke. Non vraiment, la vie de cet homme doit être passionnante. Non, c’était de l’ironie. Enfin, il a le culot de s’auto-interrompre ses propres explications pour bavarder avec ses élèves élus. Nous autres, les élèves restants, malgré nos 19/20, méprisés, nous nous faisons allègrement empapaouter car on passe de la désintégration nucléaire aux joies des apartés prof-élève. Malgré tout, mon amour pour la physique n’est pas atteint. Va physique, je ne te hais point.

Je reprends ici le style d’un humoriste que j’aime beaucoup: pourquoi? pourquoi lui? pourquoi moi? Comment est-ce possible? qu’aurait fait John Wayne dans cette situation? Mais où est ORNICAR? Alain Afflelou est-il vraiment fou? Où est Faudel? Autant de questions sans réponses. Je vous laisse chercher.

L’ Acrimonieux.

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